FAMMAG

vendredi 21 août 2009

Décadrage...

J'ai beaucoup réfléchis ces des derniers temps... Vous allez me dire que vu le temps que j'ai mis à poster un nouveau message (silence radio depuis l'érection d'Obama), j'ai pris tout le temps qu'il me fallait! Mauvaises langues...

Mais voici, dans les lignes qui suivent, l'humble résultat dont je résume l'axe principal à votre connaissance en plein dans votre face.

J'ai tout de même eu une espèce de révélation pas du tout mystique lorsqu'il y a quelques jours, j'ai appris que le préfet de région de la région que j'occupe veut faire fermer tous les bars et night-clubs de la ville à 1h00 ou 2h00 au lieu de 4h00...

C'est dès lors décidé, je vivrai ma véritable vie hors la loi...
Comprenez: je ne me suis pas décidé à innover dans le braquage, dans le banditisme de grand chemin, ou dans le trafic d'organes de nouveau-nés en Roumanie. J'ai plutôt décidé de ne plus avoir recours au système organisé dans lequel je subis ma vie, de vivre de vraies choses en dehors du cadre légal, en dehors du cadre tout cours. La TAZ, unique mode de vie épanouie...

La façade qu'est ce monde n'est pas l'important. Ce n'est pas une sinécure. De cet axiome, on peut aisément comprendre que les hommes d'État sont ceux de la pire espèce.

J'aimerai tant me contenter d'un monde qui ne vit que de passions, que de communions charnelles, de fêtes, de longues balades nocturnes au bord de mer ou diurne au bord des arbres... J'ai assez donné dans la société de merde. J'ai assez vécu. Il est temps d'amener une autre pollution que celle dont les médias nous assomment. Une pollution plus sournoise, plus machiavélique, une pollution mentale: le dé-cadrage.

Car toutes les données entrées par la force dans le processus de formatage des neurones humains sont "polluables", par d'autres données: des données festives, libertaires, épicuriennes, polluant l'ascétisme ingrat et gluant imprimé dans la bonne moraline des siècles. Une espèce de re-boot cérébral: on concasse, et on reconstruit.

Le mode de vie idéal serait une vie remplie de "jours prototypes", durant lesquels on pourrait se dire constamment que la veille etait différente. Car nous ne vivons pas cela aujourd'hui, nous nous dirigeons au contraire en plein dans l'étenité journalière, le renouveau du passé, ce fameux "quotidien" qui a déjà pourri la vie à plus d'un...

Osez, vivez votre putain de vie, arrétez le combat contre cette société absconce et regardez-la dans les yeux avant de lui avouer que vous la plaquez pour une autre.

A bon entendeur...

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samedi 6 décembre 2008

Le Terrorisme Poétique

dimanche 17 mars 2002, par  Hakim Bey249978528_d6621c18bf


C’est une danse étrange et nocturne dans les guichets automatiques des banques. Des feux d’artifice tirés illégalement. L’art-paysager, des travaux de terrassement, ou des objets bizarres dans les Parcs Publics. Rentrez par effractions dans des maisons, mais au lieu de les cambrioler, laissez y des objets de terrorisme poétique. Kidnappez quelqu’un et rendez-le heureux. Prenez une personne au hasard et persuadez la qu’elle vient d’hériter d’une fortune colossale, inutile et surprenante - 1000 hectares en Antarctique, un éléphant de cirque trop vieux, un orphelinat à Bombay, ou une collection de vieux manuscrits alchimiques. Cette personne réalisera plus tard que durant un moment, elle a cru en quelque chose d’extraordinaire, et elle sera peut-être amenée à rechercher un autre mode de vie, plus intense.

Erigez des plaques commémoratives en cuivre dans les endroits (publiques ou privés) où vous avez connu une révélation ou une expérience sexuelle particulièrement satisfaisante...

Go naked for a sign.

Organisez une grève dans votre école ou sur votre lieu de travail sous prétexte que vos besoins en indolence et en beauté spirituelle n’y sont pas satisfaits.

Les graffitis apportent une certaine grâce aux métros si laids et aux monuments publiques si rigides - le Terrorisme Poétique peut également servir dans les endroits publiques : des poèmes gribouillés dans les toilettes des palais de justice, de petits fétiches abandonnés dans les parcs et les restaurants, des photocopies artistiques placées sous les essuie-glaces des pare-brise des voitures en stationnement, des Slogans écrits en Caractères Enormes collés sur les murs des cours de récréations ou des aires de jeux, des lettres anonymes postées au hasard ou à des destinataires sélectionnés (fraude postale), des émissions radio pirates, du ciment humide....

La réaction du public ou le choc esthétique produit par le Terrorisme Poétique devra être au moins aussi intense que le sentiment de terreur - de dégoût puissant, de stimulation sexuelle, de crainte superstitieuse, d’une découverte intuitive subite, d’une peur dadaesque - il n’est pas important que le Terrorisme Poétique soit destiné à une ou plusieurs personnes, qu’il soit « signé » ou anonyme, car s’il ne change pas la vie de quelqu’un (hormis celle de l’artiste), il échoue.

Le Terrorisme Poétique n’est qu’un acte dans un Théâtre de la Cruauté qui n’a ni scène, ni rangées, ni sièges, ni tickets, ni murs. Pour fonctionner, le Terrorisme Poétique doit absolument se séparer de toutes les structures conventionnelles de consommation d’art (galeries, publications, médias). Même les tactiques de guérillas Situationnistes comme le théâtre de rue sont peut-être actuellement trop connues et trop attendues.

Une séduction raffinée, menée non seulement dans l’optique d’une satisfaction mutuelle, mais également comme un acte conscient dans une existence délibérément belle - pourrait être l’acte ultime de Terrorisme Poétique.

Le Poète Terroriste se comporte comme un farceur de l’ombre dont le but n’est pas l’argent mais le changement.

Ne pratiquez pas le Terrorisme Poétique pour d’autres artistes, faites le pour des gens qui ne réaliseront pas (du moins durant quelques temps) que ce que vous avez fait est de l’art. Evitez les catégories artistiques identifiables, évitez la politique, ne traînez pas pour éviter de raisonner, ne soyez pas sentimentaux ; soyez sans pitié, prenez des risques, pratiquez le vandalisme uniquement sur ce qui doit être défiguré, faites quelque chose dont les enfants se souviendront toute leur vie - mais ne soyez pas spontanés à moins que la Muse du Terrorisme Poétique ne vous possède.

Déguisez-vous. Laissez un faux nom. Soyez mythique. Le meilleur Terrorisme Poétique va contre la loi, mais ne vous faites pas prendre. L’art est un crime ; le crime est un art.

P.-S.

No Copyright © Hakim Bey (sans date). Publié en anglais sur le site Menphis Notebook en 2001.

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vendredi 7 novembre 2008

Barack OBAMA, ou Superman déguisé en noir...

obama_super_obama          Barack Hussein OBAMA, né le 4 Août 1961 à Honolulu (Hawaï) d'un père kenyan et d'une mère américaine, a été élu ce 4 Novembre 44ème président des Etats-unis d'Amérique...

          Tout le monde connaît à peu près l'histoire... Mais dès lors que l'on essaye de se poser un peu, de réfléchir et prendre du recul vis-à-vis de ce qui vient de se passer, on a affaire à un  des plus bel exemple de symbolisme dans toute l'histoire de la politique chez l'humain. Un éthologue digne de ce nom trouvera une foule de chose à dire, à observer, à écouter, à voire et à étudier.

          Un symbole? Sûr que le nouveau président des Etats-Unis en est un. Et de taille: président de la première puissance économique, agricole et militaire du monde, c'est pas un métier en carton!

          Mais là ou le bas blesse... il blesse fortement. Comprenez-moi: qui a vraiment étudié le programme de cet "Homme-Statue" comprendra, d'une part, qu'il ne se différencie pas vraiment de son parti, donc aurait pu être tout autant blanc, asiatique, ou arabe. A noter tout de même qu'il a affirmé ne pas être contre la peine de mort... 95 % des français auraient voté pour lui? Mais qu'est-ce que c'est que ce pays, où les abolitionistes veulent voter pour un coupeur de tête?

          Bref... Le symbolisme a toujours été et demeure le meilleur moyen de lever les foules, d'unir une nation, de faire parler des citoyens d'une seule voix. Mais comprenez que ce symbolisme est figé, qu'il empêche la réflexion, qu'il établit une vérité absolue sans même avoir constaté la réelle force ou utilité de ce symbole. Et en cas d'échec, le miracle du symbole s'impose dans toute sa splendeur: on lui trouve dès lors une foule d'excuses plus ou moins valables, parce que dans le fin fond de la pensée, un symbole ne peut échouer...

          Ce que je constate dans tout ce marasme: OBAMA est peut-être noir, mais il est aussi ultra-libéral, en faveur de la peine de mort, et qu'il reste un fervent défenseur d'Israël. A ce sujet, j'en veux pour preuve la toute récente nomination de son futur secrétaire général à la maison blanche, Rahm Emanuel, ancien de l'administration William Clinton, et juif très pieux. Il aurait demandé une autorisation spéciale à son rabbin pour pouvoir travailler lors du nouvel an juif, alors que les Etats-Unis étaient en plein débat sur l'acceptation du plan dit Paulson.

          A la rigueur, un symbole qui m'aurait fait ressentir une légère sensation de justice en ce bas monde aurait été l'élection d'un peau-rouge à la Maison Blanche.

          C'est pour toutes ces raisons que je ne pense pas observer, durant ces quatre prochaines années, un changement fondamental dans l'ordre du monde.

          On verra dans quatre ans...

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dimanche 21 septembre 2008

Remarque...

          J'avais juste envie de faire une remarque au sujet de la crise que subit le monde financier actuellement. Cette stock_down_arrowremarque est la suivante: les hommes et les femmes de ce monde assistent à un acte keynésien, un acte socialiste même, et ce de la part de l'exemple de pays ultra-libéral le plus aboutit au monde. Résumons: la fameuse "crise des sub" ébranle les bourses et les marchés financiers du monde entier, et les Etats-Unis injectent 700 milliards de $ dans l'économie pour éviter une crise internationale. Mais où est donc passé l'ultra-libéralisme? Mais que fait la "main invisible"?

          Et les hommes et les femmes de ce monde assistent à l'envers du monde qu'ils défendent, et ils applaudissent...

         

J'adore cette planète...

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mercredi 10 septembre 2008

EDVIGE, mon amour...

          Ce jour comme les autres, je m'éjaculais promptement de mon logis pour m'insérer dans ce monde, que je parcourais sobrement dans le but d'y acquérir quelques émoluments nutritifs. Après cette quête banale, je m'engouffrais dans la masse populaire et me décidait à zoner quelques heures dans des ruelles pavées de fientes, de gens, de feuilles mortes, de magasins tape-à-l'oeil et de cafés. Ce fut cette dernière catégorie qui attira les foudres de mes envies caféinées les plus fougueuses. Le torchon à la main, la tasse à la vue, le séant posé fièrement autour d'une ronde table de terrasse, je m'imprégnais librement de quelques données succintes du monde qui m'entoure, par la lecture légère de la page "faits divers" du papier recyclé qui me servais de journal.

          Je croise alors quelques têtes de ma connaissance, le bavardage commence, les bises fusent, les promesses de visite se multiplient, et tout cela s'appelle la socialisation. J'offre les places restantes à ma table à ces ersatz d'amis afin d'y partager une consommation. Les diatribes enflamées sur tel ou tel sujet n'y font rien, le monde tourne toujours.

          Dès lors, gorgé de nouvelles fraîches du monde, je me décide à rentrer me cloîtrer en mon logis y préparer une mange quotidienne. Au passage, je m'arrête chez l'artisan boulanger afin de me fournir en mie, croute, viennoiseries, et de m'y faire déposséder de quelques ronds de plus pour un sourire de boulangère.

          Tout en ingurgitant ma mitance nocturne, je zieute d'un oeil indifférent les images qui défilent dans ma boîte à image, me racontant qu'il faut voter "oui", qu'il ne faut pas agresser les vieilles, les juifs et les policiers, que l'Iran est un méchant pays et que notre omniprésident est partout.

          En apparence, une journée comme les autres. En apparence.... En effet, désormais, tout ce que j'ai pu faire, voire, acheter, ou manger durant cette simple journée sera noté, codifié, archivé dans un fichier sous prétexte d'une quelconque appartenance à une origine autre que le "Label France". Qui ai-je cotoyé? Ou suis-je allé? Est-ce que ce que j'ai acheté n'interfère-t-il pas dans le maintien de l'ordre public? Ou vais-je boire mon café? Pourquoi ai-je fais la bise à cet homme: suis-je homosexuel? Quel véhicule j'aime conduire? Suis-je écolo-grenello-compatible? Ou vais-je faire mes courses? Et demain? Vais-je garder les mêmes habitudes? Vais-je lire le même journale? Si je lis le canard enchaîné, ne vais-je pas faire partie de ces malotrus de révolutionnaires gauchistes puérils?

          Dernière question: qui va me protéger des éventuels débordement d'EDVIGE?arton333_94ed0

          Le problème de ce fichier est que "les amis des fichés" seront aussi fichés, en tant qu'ami de fiché. Il suffit, pour cela, de serrer la main d'un mec qu'on a connu pendant nos études, ou à l'école primaire, et que cette personne ait tourné version dealer, pour qu'une nouvelle fiche EDVIGE soit créée à son nom. Et que les débordements commencent...

          Vive cette société dans laquelle nous ne pourrons plus nous soustraire au flicage! Tous fichés, tous moutons! Et surveillez vos arrières: un vieil ami d'enfance pourrait provoquer, en vous disant bonjour, une réaction en chaîne, aboutissant à votre classment dans les populations à risque.

          Surveillez vos voisins. EDVIGE need you!!

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samedi 6 septembre 2008

Bilan provisoire...

          Il y a quelques temps, j'étais à l'affût de tout. Toutes les activités humaines m'intéressaient, de par le monde, de par les terres et les océans, je scrutais, j'observais, je constatais sans juger les us et coutumes de l'humain, dans son ordre et dans son désordre. C'était alors mon hobbies, presque mon obsession. Je lisais les journaux, les nouvelles sur internet, je regardais les bons documentaires à la télé, je sortais souvent, aimait rencontrer des gens, des nouvelles personnalités différentes qui, chacune à sa manière, me permettait d'ouvrir mon esprit vers de nouvelles façons de voire les choses et de percevoir la vie. C'est génial comme mode de vie: on ne s'ennuie jamais parce qu'on sait que l'on a toujours et encore quelque chose à découvrir.

          Aujourd'hui, je viens de fêter mes 30 ans. Et, outre le modeste "coup de vieux" que je me suis pris dans la gueule, je me suis aussi rendu compte d'une chose. C'est que ce mode de vie possède ses propres limites. En effet, le cerveau humain ne peut emmagasiner plus de conneries qu'il ne doit. Parce que durant toute cette carrière d'observateur de l'humanité, je n'ai pas vu que des belles choses. J'ai aussi constaté que l'humain, dans son fondement, est con comme ses pieds. Et encore, là je pèse mes mots.

          Le pire dans tout ca, c'est que je me suis rendu compte d'une chose (même si je m'en doutais déjà un peu): chaque chose bonne n'est jamais gratuite. Je ne parle pas forcément de fric, mais aussi d'intérêt personnel. Il y a cette donnée presque intrinsèque et fondamentale: la gentillesse n'est jamais gratuite, tandis que la méchanceté l'est souvent... trop souvent. Il faut être méchant pour être bien vu. Il faut être con, croit-on, pour ne pas se faire avoir.

          Qui ne montre pas ses crocs croit se faire avoir. Or, on se rend pas compte que c'est par cette sous-attitude que l'on se rend coupable du pire des comportements: celui qui consiste à ne rien laisser passer, à ne pas faire d'actes de bonté gratuits parce que "personne ne nous le rendra". Un acte gratuit est, par définition, quelque chose dont on n'attends rien en retour. Traduisez le paradoxe dans la situation.

          Par conséquent, j'ai décidé d'abandonner cette lutte pour tenter de rendre les gens heureux. Cela consistaait juste à faire de petits gestes amicaux, amoureux, gentils, sympathiques et fondamentalements GRATUITS. Juste cela, de temps en temps. Mais quelque chose s'est cassé. Et même si j'avais conscience que le monde allait s'écrouler et foncer droit dans un mur d'acier à une votesse folle, je m'obstinais quand même à rester aimable, sympathique, gentil avec les gens, car au fond de moi, je me disais qu'ils n'avaient pas besoin d'un "connard" de plus. Mais là, c'est plus fort que moi. Je ne peut plus supporter les sarcasmes, la mauvaise foi, la mauvaise humeur pour rien, les comportements lunatiques.

          Je dédie donc ce post à tous les cons, les étroits d'esprit, les langues de putes, les langues de bois, les menteurs, les prometteurs, les businessmen introvertis, les fachos (de gauche, de droite, écolos...) , les pédophiles, les pédérastes, les curés, les imams, les rabbins, les croyants, les pollueurs, les frustrés, les fans de..., les violeurs, les moqueurs, les emmerdeurs, les chauffards, les fainéants, les politiciens, les syndicalistes, les présidents de..., les députés, les sénateurs, les chiites, les salafistes, les évangélistes, les millénaristes, les sunnites, les orthodoxe de tous bords, les chemises roses, rouge, bleues, brunes... les chanteurs propagandistes, les présentateurs de Télé-Achat, les lèche-bottes, lèches-culs, lèche-couilles, les dépressifs, les sûrs d'eux, les créationnistes, les faibles d'esprit, brefs... à tous les "méchants" du monde et de l'univers. Je n'ai qu'un seul message à vous transmettre: JE VOUS EMMERDE, PAUVRES CONS!!

          De toute manière, comme disais l'autre, on est toujours le con de quelqu'un; ce qui compte, c'est de ne pas se retrouver au bout de la chaîne.

          Paix aux gens de bonne volonté, et seulement à eux.

          A bon entendeur...

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vendredi 1 août 2008

Idée, comme ça... au pif...

Sans vouloir outrepasser les capacités de ma mémoire, il me semble que la paternité de l'idée que je m'en vais évoquer à votre humble connaissance doit être rendue à Messire Guy BEDOS. Lui-même n'étant pas exactement sur la même ligne éditoriale que moi-même, je tiens à signaler que ce rendu de paternité n'a d'autre intérêt que ce rendu de paternité, et certainement pas l'évocation d'une quelconque ferveur quant aux spectacles de cet humouriste contemporain.

L'idée, la voila: établir en France, et ailleurs si possible, la réalité d'un "permis de voter". Comprenez bien: ce permis servirait à faire valoir ses droits démocratiques lors de diverses élections, mais serait la sanction d'un examen de connaissances consécutif à une formation civique et philosophique conséquente. Evidemment, je ne conçois pas cette formation autrement que gratuite.

Ceci, selon moi, aurait au moins l'avantage d'éliminer des listes électorales ces enquiquineurs de la chose publique, se contentant non pas de réfléchir avant de voter mais de remuer tripes et testicules afin d'éructer un fascisme inhérent à toute formes de réflexion hormonale.

La Politique, dans sa forme noble, n'est autre chose que la gestion de la cité. Et pour se faire, il faut des administrés cultivés et responsables. Qui peut se targuer de se sentir responsable lorsque, toute cellule grise éteinte, la burne devient référence en matière de santé, d'immigration, de politique étrangère, etc...? Qui, de France et de Navarre, peut s'ennorgeuillir d'avoir dirigé une localité, une région ou le pays tout entier avec de simples bras musclés ou d'abominables paires de couilles? Ceux-là ont très vite été catalogués dans les profondeurs absconces de la classe des dirigeants fascistes et terroristes.

Si l'on veut établir une réelle démocratie, l'on se doit de rejeter non seulement ces politiciens totalitaires, mais aussi ces administrés burnés. Si la démocratie est le gouvernement du peuple, pour le peuple et par le peuple, l'administré burné se confond aisément avec le dirigeant fasciste.

Un permis de voter, donc, pouvant être administré à tout citoyen dès l'âge de la majorité en cours. Ceci afin de nettoyer l'électorat et, par conséquent, la classe politique. Ceci est trop important pour être écarté.

A bon entendeur...

lundi 19 mai 2008

Sévice du travail obligatoire!

    La durée légale du temps de travail en France est l'un des meilleurs outils parmis ceux dont disposent les instances sociales ainsi que les travailleurs, qui servent à amoindrir les volontés boulimiques du patronat et les tentations d'avilissement.

    Ces temps-ci, la majorité gouvernementale et les organisations patronales (Medef en tête) ne parlent que de l'annulation de cette réglementation afin, disent-ils, de flexibiliser le marché du travail.

    Le travail comme valeur, et non comme moyen de subvenir a ses propres besoins, est en vogue dans ce pays, comme si tout le reste comptait moins.  Nous sommes dans un appauvrissement de la vie et dans l'optique d'un travail à sens unique: "par" les travailleurs et "pour" les patrons. Avec cette dérégulation du marché du travail, il n'y a qu'un seul but visible: faire en sorte que le patron puisse exiger n'importe quoi du futur employé, sous prétexte qu'il ne retrouvera pas de proposition de contrat de sitôt.

     Couplé avec les nouvelles dispositions concernant les chômeurs et les conditions de radiation, cette nouvelle vague de propagande gouvernementale et patronale est claire: avilir le travailleur, l'humilier, le rendre maléable et corvéable à merci... Pour la classe dirigeante (qu'elle soit de gauche ou de droite), il n'y a pas d'alternative à la mondialisation de la flexibilité. Et vos loisirs, votre famille, la structure même de votre conception philosophique de la vie en général, tout cela ne compte que pour du beurre. Ce qu'elle veut et désire le plus ardemment, c'est créer les conditions du maintien de son propre pouvoir et ainsi échapper à l'obligation qu'elle impose à tous les autres. Quelles sont ces conditions? Des salaires bas, pour ne penser qu'aux fins de mois et à rien d'autre. Des heures de travail à ne plus compter, pour ne rien faire d'autre que travailler et consommer. Du rêve de richesse, idéal calqué sur le rêve américain que chacun peut avoir sa chance, pour croire en un idéal unique de richesse et de stabilité des populations.

    Mais organiser ainsi une société est très dangereux. Car je reste persuadé que la caractéristique principale d'une espèce en évolution est de se révolter lorsque cela devient insupportable. Et si nous perdons tous ce sentiment de révolte face à cette attaque frontale sur nos libertés, nous pouvons considérer que nous avons perdu notre humanité...

    Tordez-nous, pressurisez-nous, faites de nous les esclaves de la richesse des autres... A un moment ou à un autre, vous sentirez le retour de bâton...

    N'oubliez pas que "chacun sa chance" ne veut pas dire que "tout le monde a sa chance". Ce monde basé sur des valeurs nauséabondes ne peut être éternel...

vendredi 25 avril 2008

Pour une fois...

Je ne me sens habituellement pas concerné par la signature d'une pétition, considérant ce vaste domaine d'action comme, au mieux, un pavé dans la marre, au pire, du gâchis d'encre et de papier. Mais là, étant donné le fondement qu'est le sujet de cette pétition dont je vais vous soumettre la localisation numérique, je me devais de vous y inviter prestement.

En effet, vous pourrez vous rendre compte par vous même sur le site de Stop-finance de l'intérêt profond d'une telle initiative.

Le site présente lui-même les arguments et l'actualité du mouvement initié.finance

Allez-y faire un tour, et constatez que, même si cela ne va pas loin, la volonté de dire "NON" au système financier international (ou comment acheter et vendre de l'argent au détriment de la stabilité internationale) est le début à tout combat situé dans la logique de changer les choses.

A défaut de stopper ce système, cette manoeuvre démontrera au moins qu'il y a des gens qui savent...

A bon entendeur, ciao!

lundi 17 mars 2008

Euthanasie

L'euthanasie, principe communément suivi qui consiste à pratiquer le meurtre assisté médicalement, et ce à la demande de la victime, soit pour des raisons psychologiques, soit pour d'autres physiques, et souvent les deux, dû la plupart du temps à une maladie grave et incurable.

L'euthanasie n'est ni plus ni moins que ce que demande chaque humain au fond de lui-même: disposer le plus librement possible de son corps et de sa vie. C'est ce qu'ont réclamé la plupart des mouvements historiques de par le monde. La lutte des femmes, la lutte des noirs, la lutte des tous les opprimé-e-s...

La distinction juridique affectée à cette notion se base fortement sur une vision judéo-chrétienne du droit. C'est-à-dire qu'en philosophie religieuse monothéiste, nous ne somme pas propriétaires de nos vies, mais au contraire, nous somme tous, "corps et âme", le larcin de Dieu, sa chose, son objet, qui décide librement et absolument de la vie et de la mort de quiconque sur Terre.

C'est cette vision éternelle de la vie humaine qui prétend interdire l'euthanasie. C'est cette confusion entre le créateur et son objet, entre l'homme et Dieu.

Chantal Sebire est, dans l'actualité, cette femme qui vient de se faire débouter en justice quant à sa demande d'euthanasiejustice pour cause de maladie grave et incurable. Est-ce que cette femme-courage vit dans l'absolu nécessité d'une morale de justice nationale? A-t-elle besoin d'un code de déontologie? On ne vit jamais dans les nimbes feutrée de la philosophie antique, celle où les idées pures venues d'un absolu inconnu sont directrices des dogmes actuels. La justice juge, alors que la meilleure façon de juger est encore de se mettre à la place d'untel... Mais chacun sait que c'est impossible.

La justice humaine rend-elle réellement de véritables jugements?

L'autogestion, ou l'autocratie du corps humain n'appellent-elles pas à une plus large application sociétaire?

Que faire face à sa vie? Décider soi-même de sa valeur ou laisser décider la justice humaine potentiellement incompétente en décider à notre place?

Que de questions...

Et peu de réponses...

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