L'euthanasie, principe communément suivi qui consiste à pratiquer le meurtre assisté médicalement, et ce à la demande de la victime, soit pour des raisons psychologiques, soit pour d'autres physiques, et souvent les deux, dû la plupart du temps à une maladie grave et incurable.

L'euthanasie n'est ni plus ni moins que ce que demande chaque humain au fond de lui-même: disposer le plus librement possible de son corps et de sa vie. C'est ce qu'ont réclamé la plupart des mouvements historiques de par le monde. La lutte des femmes, la lutte des noirs, la lutte des tous les opprimé-e-s...

La distinction juridique affectée à cette notion se base fortement sur une vision judéo-chrétienne du droit. C'est-à-dire qu'en philosophie religieuse monothéiste, nous ne somme pas propriétaires de nos vies, mais au contraire, nous somme tous, "corps et âme", le larcin de Dieu, sa chose, son objet, qui décide librement et absolument de la vie et de la mort de quiconque sur Terre.

C'est cette vision éternelle de la vie humaine qui prétend interdire l'euthanasie. C'est cette confusion entre le créateur et son objet, entre l'homme et Dieu.

Chantal Sebire est, dans l'actualité, cette femme qui vient de se faire débouter en justice quant à sa demande d'euthanasiejustice pour cause de maladie grave et incurable. Est-ce que cette femme-courage vit dans l'absolu nécessité d'une morale de justice nationale? A-t-elle besoin d'un code de déontologie? On ne vit jamais dans les nimbes feutrée de la philosophie antique, celle où les idées pures venues d'un absolu inconnu sont directrices des dogmes actuels. La justice juge, alors que la meilleure façon de juger est encore de se mettre à la place d'untel... Mais chacun sait que c'est impossible.

La justice humaine rend-elle réellement de véritables jugements?

L'autogestion, ou l'autocratie du corps humain n'appellent-elles pas à une plus large application sociétaire?

Que faire face à sa vie? Décider soi-même de sa valeur ou laisser décider la justice humaine potentiellement incompétente en décider à notre place?

Que de questions...

Et peu de réponses...