Il y a quelques temps, j'étais à l'affût de tout. Toutes les activités humaines m'intéressaient, de par le monde, de par les terres et les océans, je scrutais, j'observais, je constatais sans juger les us et coutumes de l'humain, dans son ordre et dans son désordre. C'était alors mon hobbies, presque mon obsession. Je lisais les journaux, les nouvelles sur internet, je regardais les bons documentaires à la télé, je sortais souvent, aimait rencontrer des gens, des nouvelles personnalités différentes qui, chacune à sa manière, me permettait d'ouvrir mon esprit vers de nouvelles façons de voire les choses et de percevoir la vie. C'est génial comme mode de vie: on ne s'ennuie jamais parce qu'on sait que l'on a toujours et encore quelque chose à découvrir.

          Aujourd'hui, je viens de fêter mes 30 ans. Et, outre le modeste "coup de vieux" que je me suis pris dans la gueule, je me suis aussi rendu compte d'une chose. C'est que ce mode de vie possède ses propres limites. En effet, le cerveau humain ne peut emmagasiner plus de conneries qu'il ne doit. Parce que durant toute cette carrière d'observateur de l'humanité, je n'ai pas vu que des belles choses. J'ai aussi constaté que l'humain, dans son fondement, est con comme ses pieds. Et encore, là je pèse mes mots.

          Le pire dans tout ca, c'est que je me suis rendu compte d'une chose (même si je m'en doutais déjà un peu): chaque chose bonne n'est jamais gratuite. Je ne parle pas forcément de fric, mais aussi d'intérêt personnel. Il y a cette donnée presque intrinsèque et fondamentale: la gentillesse n'est jamais gratuite, tandis que la méchanceté l'est souvent... trop souvent. Il faut être méchant pour être bien vu. Il faut être con, croit-on, pour ne pas se faire avoir.

          Qui ne montre pas ses crocs croit se faire avoir. Or, on se rend pas compte que c'est par cette sous-attitude que l'on se rend coupable du pire des comportements: celui qui consiste à ne rien laisser passer, à ne pas faire d'actes de bonté gratuits parce que "personne ne nous le rendra". Un acte gratuit est, par définition, quelque chose dont on n'attends rien en retour. Traduisez le paradoxe dans la situation.

          Par conséquent, j'ai décidé d'abandonner cette lutte pour tenter de rendre les gens heureux. Cela consistaait juste à faire de petits gestes amicaux, amoureux, gentils, sympathiques et fondamentalements GRATUITS. Juste cela, de temps en temps. Mais quelque chose s'est cassé. Et même si j'avais conscience que le monde allait s'écrouler et foncer droit dans un mur d'acier à une votesse folle, je m'obstinais quand même à rester aimable, sympathique, gentil avec les gens, car au fond de moi, je me disais qu'ils n'avaient pas besoin d'un "connard" de plus. Mais là, c'est plus fort que moi. Je ne peut plus supporter les sarcasmes, la mauvaise foi, la mauvaise humeur pour rien, les comportements lunatiques.

          Je dédie donc ce post à tous les cons, les étroits d'esprit, les langues de putes, les langues de bois, les menteurs, les prometteurs, les businessmen introvertis, les fachos (de gauche, de droite, écolos...) , les pédophiles, les pédérastes, les curés, les imams, les rabbins, les croyants, les pollueurs, les frustrés, les fans de..., les violeurs, les moqueurs, les emmerdeurs, les chauffards, les fainéants, les politiciens, les syndicalistes, les présidents de..., les députés, les sénateurs, les chiites, les salafistes, les évangélistes, les millénaristes, les sunnites, les orthodoxe de tous bords, les chemises roses, rouge, bleues, brunes... les chanteurs propagandistes, les présentateurs de Télé-Achat, les lèche-bottes, lèches-culs, lèche-couilles, les dépressifs, les sûrs d'eux, les créationnistes, les faibles d'esprit, brefs... à tous les "méchants" du monde et de l'univers. Je n'ai qu'un seul message à vous transmettre: JE VOUS EMMERDE, PAUVRES CONS!!

          De toute manière, comme disais l'autre, on est toujours le con de quelqu'un; ce qui compte, c'est de ne pas se retrouver au bout de la chaîne.

          Paix aux gens de bonne volonté, et seulement à eux.

          A bon entendeur...